Anti-européens, eurosceptiques, souverainistes : Une histoire des mouvements de résistance à l'Europe (1929-1999)

Catégorie :Appels à communication

Date :vendredi, 06 février 2009

Date limite : samedi, 15 novembre 2008

Lieu :Paris (France)

Lien : Groupes/militants/index-fr.html

Contact : ledreauchristophe..a..yahoo.fr

Résumé :

Il n'y a pas une histoire globale, sur tout le XXe siècle, des mouvements d'opposition à la construction européenne. De fait seule l'histoire immédiate (postérieure à 1992) a traité de l'euroscepticisme. Il s'agit donc de faire du phénomène eurosceptique un objet de l'histoire de la construction européenne et, de manière plus générale d'en faire un objet de l'histoire contemporaine. (Événement Richie, dans le cadre des activités du groupe de travail Militantismes)

Détails :

«Il faut soulever la question dans des discours et dans des écrits, la présenter à l'opinion publique comme une question vitale pour des millions d'hommes jusqu'à ce que chaque Européen se voit contraint de prendre position. Il faut qu'une séparation nette se fasse entre Paneuropéens et Antieuropéens, partisans et adversaires d'une fédération. Dès que les Paneuropéens auront la majorité dans tous les parlements, la réalisation de la Paneurope sera assurée.» (Richard Coudenhove-Kalergi, Paneurope, 1923)

«Je suis européen. Ma mère est catalane, mon père, lorrain, était russe par sa grand-mère et s'est battu pour l'Europe libre. J'ai des cousins anglais, une belle-soeur polonaise, ma femme a du sang italien. Je suis né en Vendée, sur une terre française qui, au siècle dernier, a donné à l'Europe deux vainqueurs de guerre mondiale.» (Philippe de Villiers, La 51e étoile du drapeau américain, Paris, Albin Michel, 2003, p. 7)

Au delà des idées du général De Gaulle et de l'épisode de l'échec de la CED, il n'y a pas une histoire globale, sur tout le XXe siècle, des mouvements d'opposition à la construction européenne. De fait seule l'histoire immédiate (postérieure à 1992) a traité de l'euroscepticisme. Il s'agit donc de faire du phénomène eurosceptique un objet de l'histoire de la construction européenne et, de manière plus générale d'en faire un objet de l'histoire contemporaine.

Quatre axes de recherche sont définis :

  • Le militantisme contre l'Europe (associations comme l'Alliance pour la Souveraineté de la France, le Bruges Group; les partis politiques : RPF, UKIP...);
  • Les moments (approche historique de l'euroscepticisme : oppositions au plan Briand, à la CECA, CED, CEE, jusq'au élections européennes de
  • 1999 avec les listes Villers-Pasqua);
  • Les cultures politiques (le clivage droite/gauche; naissance d'une culture politique souverainiste);
  • Images de l'Europe et rhétorique anti-européenne (études du vocabulaire politique, des discours, des mots : souverainiste, altereuropéiste, euroréaliste, euroconstructif, etc.)

Seront particulièrement privilégiées les communications présentant une approche historique, abordant un thème peu traité, ne se limitant pas à la France, s'appuyant sur des recherches en cours.

Propositions à envoyer, avant le 15 novembre 2008, avec un bref CV, à Christophe Le Dréau : ledreauchristophe@yahoo.fr

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