Parcours de « mobilité » au cœur et autour des institutions européennes - Les acteurs de l’Europe comme objet sociologique

Catégorie :Rencontres scientifiques

Date :lundi, 25 février 2013

Lieu :Bruxelles (Belgique)

Contact : magali.ballatore..a..uclouvain.be, mbroders

Source: Mauve Carbonell

Résumé :

Parcours de « mobilité » au cœur et autour des institutions européennes - Les acteurs de l’Europe comme objet sociologique

Détails :

JOURNEE D’ETUDE

Parcours de « mobilité » au cœur et autour des institutions européennes - Les acteurs de l’Europe comme objet sociologique
Des labos de la cellule 3 du GIRSEF (UCL) et du METICES (ULB)
Salle Henri Janne, 15e étage de l’Institut de sociologie, bâtiment S (Université Libre de Bruxelles)

Lundi 25 février 2013, 10h16h

Intervenants :
Mauve Carbonell, historienne, Aix-Marseille Université
Mathieu Van Criekingen, professeur Assistant, Laboratoire de Géographie Humaine, ULB
Didier Georgakakis, professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et au Collège de Bruges
Meike Brodersen, doctorante en sociologie, METICES, ULB
Sébastien Michon, politiste et sociologue, CNRS (SAGE UMR 7363), Université de Strasbourg
Hélène Michel, professeure de science politique, laboratoire SAGE, Université de Strasbourg
Magali Ballatore, sociologue, chargée de recherches, GIRSEF, UCL

Cette journée d’étude vise à réunir des chercheurs qui s’intéressent aux acteurs de l’Union européenne situés au sein ou « autour » des Institutions européennes, à leurs profils, à leurs parcours, à leurs pratiques et représentations. Elle sera aussi consacrée à la diversité des statuts, des emplois et des activités professionnelles d’acteurs de plus en plus présents à Bruxelles et beaucoup moins « visibles » que les fonctionnaires européens. Le travail dans les Institutions européennes fait l’objet, depuis plusieurs décennies, d’une professionnalisation croissante qui amène aujourd’hui une nouvelle génération de main d’oeuvre qualifiée et hautement spécialisée au coeur et autour des Institutions européennes. Faisant également l’objet d’une externalisation, mais aussi d’une précarisation accrue, le « microcosme » bruxellois ne semble pas échapper à l’introduction de nouvelles formes de gestion organisationnelle de type managérial, visant à accroître l’autogestion, l’autonomie et la flexibilité de certains groupes de travailleurs, au détriment d’une protection sociale attachée au salariat. Se multiplient ainsi les risques et incertitudes liés à la montée et à la banalisation de formes d’emploi atypiques (temps partiels, intérim, stages, contrats à durée déterminée, etc.)
Les institutions européennes de Bruxelles attirent aussi tout un ensemble de « professionnels » qui ne sont pas forcément rémunérés par elles ou alors de manière ponctuelle, qui possèdent ou pas des bureaux dans ses murs. Quelles sont ces activités « autours » des institutions et les acteurs qui les portent? L’Europe et le fonctionnement de ses institutions, son marché de travail spécifique, se composent aujourd’hui de positions, d’organismes de statuts variables (cabinets de conseils, DGs, représentations régionales et sectorielles etc.). Ceux-ci se sont progressivement concentrés dans certains espaces à Bruxelles en y transformant aussi le paysage urbain. Des lieux qui agrègent un ensemble de travailleurs dont les parcours sont « mobiles » et qui créent dans la ville un milieu de sociabilité internationalisé et spécifique. Ce sont ces parcours, marqués par des mobilités spécifiques de différents niveaux : internationale, sociale, professionnelle et spatiale (mobilités résidentielles et usages façonnant l’espace urbain), qui nous intéresseront durant cette journée.

Programme:
10h00
Mauve Carbonell, historienne, qui a travaillé sur les biographies des élites communautaires en leur début, à savoir les membres de la Haute Autorité de la CECA, présentera son travail et son ouvrage. Qu'en est-il de la réalité des parcours de ces élites ? Sont-ils les Européens « parfaits » que la reconstruction biographique semble faire croire à première vue? (Des hommes à l'origine de l'Europe. Biographies des membres de la Haute Autorité de la CECA, Mauve Carbonell). Après cet éclairage historique, Mathieu Van Criekingen, géographe, nous parlera de l’aménagement du quartier européen et de l'intrication des lobbies dans l'espace européen bruxellois (« Il faut de tout pour faire un monde clos ». Genèse historique, délimitations matérielles et symboliques du 'quartier européen' à Bruxelles, 1960-2010, Sylvain Laurens, Francis Marchan, Mathieu Van Criekingen,). Puis nous passerons à la présentation par l’auteur lui-même d’un ouvrage récemment paru: Le champ de l'eurocratie : Une sociologie politique du personnel de l'UE de Didier Georgakakis (http://univparis1.academia.edu/DidierGeorgakakis/Books).

14h00
Après discussion et le déjeuner, nous nous intéresserons dans l’après-midi à plusieurs catégories d’acteurs/d’agents de ces institutions, comme les stagiaires et les assistants parlementaires, avec les présentations de Meike Brodersen et de Sébastien Michon. Hélène Michel nous exposera ses travaux sur les syndicalistes et les groupes d’intérêts à Bruxelles. Magali Ballatore présentera des résultats de sa recherche sur la diversité des statuts d’emploi à la Commission Européenne et des parcours en fonction des origines géographiques et sociales. Cet après-midi nous permettra de confronter les profils, les représentations, les parcours scolaires des acteurs de « l’Europe », leurs mobilités géographiques et sociales, ainsi que les capitaux (économique, social, linguistique, etc.) mobilisés et en jeu au coeur du « microcosme » Bruxellois.

Contacts: magali.ballatore@uclouvain.be, mbroders@ulb.ac.be

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