La notion de puissance dans les relations internationales est-elle compatible avec le Conseil de l'Europe ?

Nature :Article

Auteur(s)Thibault Courcelle

TitreLa notion de puissance dans les relations internationales est-elle compatible avec le Conseil de l'Europe ?

Titre de la revueCahier d'histoire immédiate

Année2009

Numéro35

Pages129-152

Après la chute du Mur de Berlin, le Conseil de l’Europe a joué un important rôle dans la réunification de l’Europe de l’Est et de l’Europe de l’Ouest en s’élargissant rapidement aux Etats d’Europe centrale et orientale. L’organisation, pourtant connue pour son impuissance et son manque d’efficacité liés à son fonctionnement strictement intergouvernemental, est devenue une « école de la démocratie » pour les Etats en transitions et une « antichambre » pour ceux désirant rejoindre l’UE. Les outils juridiques et mécanismes de suivi progressivement adoptés et rodés au sein du Conseil de l’Europe – avec en premier lieu la Cour européenne des droits de l’homme – ont permis à l’organisation d’exercer sur ses Etats membres une influence par le droit, qui peut être qualifiée de « puissance douce » ou « soft power ».

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